BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

vendredi 20 avril 2018

Cuba : la souveraineté politique c'est bien, la souveraineté individuelle c'est mieux !


Avec l'arrivée de Miguel Diaz-Cadel à la tête de l'État, Cuba change d'ère... Mais change-t-il d'air ? Je suis allé le respirer plusieurs fois à pleins poumons, j'en ai déjà parlé ici. J'y reviens en reprenant l'essentiel de mes analyses et en les prolongeant pour coller à l'actualité.
Depuis un voyage agité dans la sombre Pologne de Jaruzelski en 1986, je suis tout sauf communiste. Je ne crois pas une seconde au mythique Grand Soir. J'estime que la CGT vend de faux rêves aux ouvriers pour assurer sa propre rente de situation. Les impôts font crever le pays. L'État et ses règlementations nous assassinent, au même titre que la Banque centrale européenne. La gauche morale nous interdit de dire ce que nous pensons du berceau au cercueil. Je suis en faveur de la privatisation de la SNCF, et d'une manière générale pour toute forme de "self-government". Si j'étais un Américain, je soutiendrais sans réserve Ron Paul : même s'il est désormais en retraite de la politique, il reste extrêmement actif sur les réseaux, allez-y voir. Mais j'ai toujours immanquablement soutenu le droit de Cuba à l'indépendance et impitoyablement dénoncé l'embargo dont cette île magnifique est victime. 
En dix ans, je m'y suis rendu quatre fois, durant un mois à chaque reprise, où mon copain, le défunt Jean-Guy Allard, qui bossait dans le journal officiel Granma, m'a fait visiter l'île. Même si je n'aimerais pas vivre là-bas, car je tiens trop à ma liberté de parole et d'entreprise, il n'en reste pas moins qu'il existe beaucoup trop de légendes noires sur ce petit coin de terre situé à environ 150 km des côtes américaines et qui a su se libérer de la dictature de Batista et de l'emprise US.

Blanrue à Cuba, place de la Révolution

Souvent je remarque ainsi que, sous la plume d'irréductibles contempteurs de Castro, mais aussi sous celle de journalistes connaissant mal les réalités de l'île, le titre de "lider maximo" est associé à la personne de celui qui fut le chef de l'État et du gouvernement de Cuba. C'est une erreur propagée avec "la tranquille assurance qui est le privilège des imbéciles", selon l'heureuse expression de Schopenhauer. Castro n'a jamais porté ce titre, qui n'a rien à voir d'ailleurs avec celui de Duce ou de Führer, des labels officiels, eux, en leurs temps et lieux. Cette inexacte appellation est le schibboleth des anti-Cubains de Miami, autrement dit de la CIA. Les Cubains nommaient Fidel Castro tout simplement "Fidel" et les milieux officiels "comandante". "Lider maximo" signifie "grand chef", l'équivalent de notre "big boss" : si jamais vous vous rendez dans un garage ou un restaurant cubains en demandant qui est le "lider maximo" on vous regardera avec des yeux ronds comme des billes et, à tout le mieux, on vous présentera, avec cette exquise courtoisie caractéristique des Cubains, le type qui s'occupe des affaires de la boîte.
Par ailleurs, contrairement au phénomène qu'on a vu se développer avec consternation dans les démocraties dites populaires ou les dictatures orientales, on n'assiste pas là-bas au déplorable culte de la personnalité. Aussi surprenant que cela puisse paraître compte tenu de la propagande à laquelle nous sommes soumis, celui-ci est même formellement proscrit. Nul portrait de Fidel ou de Raúl n'apparaît dans les administrations, les hôtels, au bord des routes, dans les bâtiments hébergeant la presse. Fidel pas davantage que Raúl ne sont comparables à ce qu'étaient Hosni Moubarak et Saddam Hussein, dont les bobines hilares ou menaçantes ornaient les trajets du promeneur d'ouest en est et du nord au sud de l'Égypte et de l'Irak ; à Londres, l'image de la reine d'Angleterre remplit à elle seule plus d'espace que les deux frères Castro dans toute l'étendue de leur pays ! Le promeneur peut observer des peintures de rue qui les représentent en habits révolutionnaires mais c'est à peu près tout. La propagande, car propagande d'État il y a (et pas qu'un peu), met plutôt l'accent sur le poète patriote et héros de l'indépendance José Marti (1853-1895), dont le buste à moustaches se trouve dans chacun des comités révolutionnaires de quartier. Beaucoup de portraits du Che sont affichés ou peints sur les murs des villes, mais ce sont en général des initiatives privées. La Cuba révolutionnaire a eu l'intelligence de bannir l'art officiel, l'horrible "réalisme socialiste" : tout artiste peut ainsi s'exprimer dans son style propre.
J'ai également remarqué que les images que les médias occidentaux diffusent de La Havane représentent souvent des immeubles délabrés, foyers pour rats dignes des pires taudis du tiers monde, sans doute pour indiquer que l'économie n'a pas décollé (ce qui n'est pas faux en soi) et que ce pays a ses favelas malgré son action sociale. Il y en a, comme en France du reste, comme aux États-Unis aussi. Mais ils sont situés dans un coin bien précis, à côté de la Vieille Ville, en pleine restauration. La plupart des quartiers sont correctement entretenus et sécurisés, sans pour autant que vous soyez importunés par la police, plus cool que nos robocops nationaux. Lors de la Révolution de 1959, les immeubles désertés par les anti-révolutionnaires ont été occupés par la population locale : depuis lors, celle-ci n'en a pas été délogée. C'est ainsi que des familles pauvres résident aujourd'hui encore dans de splendides maisons de style colonial qui feraient pâlir d'envie les nostalgiques de Scarlett O'Hara ! 
La plupart des Cubains sont propriétaires de leurs logements (libres d'impôts !) et ont le droit de les retaper, les peindre, les arranger, les décorer, et y vivre comme ils l'entendent. J'ignore où en est la situation en 2018, mais la dernière fois que j'y suis allé, les appartements ne se vendaient pas mais s'échangeaient lors d'un marché spécial qui se tenait sur la grand-place : on pouvait ainsi troquer un deux-pièces avec vue sur mer contre un trois-pièces dans un quartier du centre.
Pour le reste, les églises sont ouvertes (dans l'une d'entre elles, un après-midi, j'ai admiré une copie grandeur nature du Saint Suaire de Turin !) ; l'analphabétisme a été éradiqué ; l'éducation gratuite concerne 100% des jeunes de la maternelle au doctorat ; la sécurité sociale prend en charge 100% des citoyens du pays ; les maladies infectieuses ont été éliminées ; depuis 1959, l'espérance de vie a progressé de près de 18 ans ; la loterie et autres jeux d'argent crétinisant sont interdits ; la culture et le sport sont mis à l'honneur (réalisation du "mens sana in corpore sano" de Juvénal) ; la richesse propre de l'île, son histoire, son identité, sont défendues avec ardeur. Ce sont les petits miracles de Cuba. 
Beaucoup, énormément reste à faire - et à mon sens l'essentiel : l'information est toujours sous le contrôle total de l'État, ce qui est insupportable, immoral et d'une stupidité sans nom ; le salaire moyen est très, très largement insatisfaisant (que faire avec 20 euros par mois ?) ; en-dehors de quelques émissions pédagogiques, la télévision d'État offre des programmes de médiocre facture, en particulier d'insipides telenovelas comme au Brésil ; le marxisme-léninisme est une idéologie trop datée, ringarde, déficiente et mille fois trop sectaire pour demeurer l'horizon intellectuel d'un être humain normalement constitué ; la vision de l'histoire cubaine reste strictement soviétique, chantant sans le moindre esprit critique la gloire de l'Armée rouge. Mais il serait absurde ne pas considérer que ce pays du tiers monde, n'ayant pour toute richesse que son sucre et ses cigares (et désormais son tourisme), ayant vécu depuis plus de cinquante ans sous la terreur des États-Unis qui ont multiplié les attentats sur son sol, les embargos et les tentatives de déstabilisation, il serait absurde ne pas considérer, dis-je, que ce pays a réussi à triompher de certains problèmes cruciaux qui se sont posés à lui. 
Quant au Che, je l'ai écrit dans Historia et Le Livre noir des manipulations historiques (Fiat Lux, 2017), il n'a jamais été le mirifique stratège militaire que vantent les T-shirts et les posters des chambres d'ados, mais une sorte de loser sublime, qui, à part la bataille de Santa Clara, a perdu à peu près tous les combats personnels qu'il a entrepris. Toutefois, Il se trouve que son livre de chevet, celui qu'il transportait dans son paquetage partout où il se rendait, y compris dans les zones de combat les plus chaudes, était le Don Quichotte de Cervantès. Il le lisait et le relisait sans cesse, à la manière dont son héros lui-même se plongeait à coeur perdu dans les romans de chevalerie au risque de devenir la risée de ses contemporains qui, déjà en ce temps-là, ne croyaient plus à ces histoires dépassées d'honneur et de fidélité. 
Depuis son plus jeune âge, l'Argentin avait pour indépassable modèle le "chevalier à la triste figure". La première mesure qu'il tint à prendre lorsqu'il accéda au pouvoir avec Fidel fut de procéder à un tirage exceptionnel du classique espagnol afin de le distribuer gratuitement à chaque foyer cubain pour que tout révolutionnaire digne de ce nom s'en inspirât ! C'est la marque d'un certain état d'esprit : celui de l'aventurier idéaliste, du rebelle qui combat ses ennemis avec panache même si ses compagnons ou ses ennemis se moquent de lui sous prétexte qu'il a une vision trop romantique de son destin et de la guerre qu'il a à mener. D'autres eussent publié aussitôt l'indigeste Capital de l'affreux Marx ou encore leurs mémoires de guérilla, écrites à quatre mains. Là, ce fut différent.
Quichotte est toujours un héros à Cuba. En souvenir du geste du Che, une statue de l'hidalgo s'élève à La Havane dans le quartier du Vedado, sur la Calle 23, l'équivalent de notre avenue des Champs-Élysées.
Dans cette atmosphère spéciale, électrique, à la fois littéraire et guerrière, on comprend mieux la résistance acharnée que cette petite île, ne survivant à l'origine que grâce à la monoculture du sucre, a su mener contre un Empire disposant de la bombe atomique et se trouvant à moins de 200 km de ses côtes. L'exemple du Che et de Quichotte ont été contagieux.
Ce qu'il manque cruellement à Cuba ? La LIBERTÉ, bien sûr, la liberté politique, la liberté de parole, la liberté d'entreprendre ! Il est inutile de le nier, c'est la stricte vérité. Je sais bien que les PME se développent, mais il aurait fallu s'y prendre bien avant, il y a des décennies, et laisser aux Cubains l'initiative de ne pas être un peuple de fonctionnaires à vie ! La souveraineté politique, c'est très bien ; la souveraineté individuelle, c'est mieux !
Pour finir, deux citations de Castro qu'on ne vous livre pas habituellement, tirées du livre de conversations qu'il a eues avec Ramonet : 
- "Georges Marchais venait fréquemment à Cuba. Presque tous les ans, il passait ses vacances ici avec sa femme, Liliane, et ses enfants... Un jour, j'ai demandé à Marchais : "Que pensez-vous faire quand vous accéderez au pouvoir ? " Il m'a répondu ; "Nous allons nationaliser toute une série de banques et de grandes entreprises." "Attention !, l'ai-je averti. n'allez surtout pas nationaliser l'agriculture. Laissez les petits producteurs en paix. N'y touchez surtout pas. Sinon vous pourrez dire adieu au bon vin, aux délicieux fromages et à votre excellent foie gras"."
- "Jean-Edern Hallier est venu ici en 1990. Avant cela, il avait écrit un livre qui m'avait beaucoup plus, "L'Évangile du fou". C'était un polémiste talentueux et un pamphlétaire féroce. Avec une imagination débordante. Un véritable agitateur. Nous avions en commun notre origine celte - qui de mon côté me vient de mon père, né en Galice -, une origine dont il était très fier. C'était un éternel rebelle qui n'avait pas sa langue dans sa poche et n'épargnait personne... Puis nous avons appris sa mort en 1997. Cela m'a causé une peine immense. Il était jeune et avait un talent exceptionnel."

Paul-Éric Blanrue

mercredi 18 avril 2018

Le Monde, quotidien de référence des fake news.

Il y a quelques jours, j'ai rappelé l'affaire de la bombe d'Hiroshima (que Le Monde avait à l'époque qualifiée de "révolution scientifique") et donné quelques exemples bouffons de la propagande pro-US dans la guerre contre l'Irak de Saddam Hussein à laquelle Le Monde s'était livré toute honte bue. Reseauinternational.fr a repris l'article en question. 
À cet effet, il est bon de rappeler que l'auto-proclamé "quotidien de référence", qui nous dicte la bonne façon de penser sur tous les sujets passés, présents et à venir, a d'autres cadavres dans le placard !

Ainsi c'est M. Hubert Beuve-Méry qui a fondé Le Monde en 1944. Seulement voilà, le bonhomme n'a pas commencé la guerre comme un super-résistant. Il a participé à l'élaboration des Chantiers de jeunesse, les troupes des jeunes fidèles au Maréchal Pétain. En 1941, soit juste trois ans avant de créer Le Monde, Beuve-Méry écrivait : « Il faut à la révolution un chef, des cadres, des troupes, une foi, ou un mythe. La Révolution nationale a son chef et, grâce à lui, les grandes lignes de sa doctrine". On a déjà entendu discours plus gaulliste !

Hubert Beuve-Méry
Dans le même genre, en 1952, Beuve-Méry engage dans son canard un certain Robert Courtine. Ce dernier prend comme pseudonyme La Reynière. Il tient la rubrique gastronomique du Monde jusqu'en 1993. Il est célébré par le tout-Paris ; les grands chefs de France lui font la cour. Le chercheur Pierre Assouline va toutefois découvrir sur le tard qu'en fait, Courtine a été pendant la guerre un écrivain collabo, et même un virulent antisémite et anti-maçon. Il a écrit dans des journaux comme Au Pilori, où il publiait des échos dénonçant les juifs parisiens ayant échappé aux rafles en donnant leur noms et leurs adresses ! Ce drôle de collabo est resté planqué durant quarante-trois ans dans le « quotidien de référence ». Merci, qui ? Merci Beuve-Méry ! 
On avance dans l’histoire. Nous sommes maintenant à la fin de la guerre du Viêt-Nam, au printemps 1975. Le Monde titre « Phnom Penh libérée ». Libérée ? La capitale du Cambodge tombe en réalité aux mains des Khmers rouges, ce mouvement d’assassins maoïstes dirigés par le sanglant Pol Pot. Le Monde écrit :  « L'enthousiasme populaire est évident» En fait d'enthousiasme, on apprendra par la suite qu'à ce moment-là la peur s'était installée dans tout le Cambodge. Toutes les villes avaient été systématiquement vidées de leurs habitants. L'exode imposé par le dictateur Pol Pot fit des centaines de milliers de victimes. On attend la repentance du « quotidien de référence » !
Plus tard, Le Monde s'est illustré dans la propagande concernant une pandémie meurtrière qui devait toucher la planète. Dès le 18 septembre 2009, le journal attaquait fort : « Grippe A : le virus se propage plus vite en France que dans le reste de l'Europe ». Rebelote le lendemain : « La Grippe A (H1N1) se propage plus vite en France qu'ailleurs en Europe ». Le 20 novembre, les journalistes Paul Benkimoun et Marc Dupuis signent un papier au titre évocateur : « L'épidémie de grippe à s'intensifie, la campagne de vaccination progresse ». L'article est sous-titré par un message de la ministre de la Santé de l'époque, la sémillante Roselyne Bachelot : « Des gens vont mourir parce qu'ils ne seront pas vaccinés ». Le Monde pousse à la vaccination de masse et met en garde les récalcitrants en jouant sur les peurs, comme dans cet article du 7 octobre 2009 : « Les anti vaccins peuvent mettre leur santé en péril ». Le journal récidive le 14 octobre 2009 : « Grippe A (H1N1) : enfants et jeunes adultes les plus vulnérables » !

Roselyne Bachelot, ministre, chroniqueuse télé
Il est désormais de notoriété publique que cette pandémie de grippe n'a pas eu lieu. Elle a été délibérément gonflée. Elle a fait moins de morts que la grippe saisonnière classique ! Cette opération a pourtant coûté près de 2 milliards d'euros aux Français en vaccins et près d'un demi milliard en antiviraux.
À qui a profité cette fake news  ? Les « décodeurs » du Monde ont-ils enquêté sur cette affaire ?

Paul-Éric Blanrue



jeudi 12 avril 2018

Trump, Bachar, la propagande de guerre et l'hygiène mentale.

Rien que pour Hiroshima, le nombre total de morts s'élève à 250 000. Ce n'était pas une attaque chimique mais juste une inoffensive bombe atomique à l'uranium 235 lâchée par un bombardier B-29 américain. Ce n'était pas un crime mais une « révolution scientifique. »  Vous saisissez la nuance, bonnes gens ?


Souvenez-vous également de ceci. Le 20 décembre 1990, Le Monde publie l'article « La fermeté américaine face aux tergiversations de Bagdad ». Notre soi-disant journal de référence affirme qu'un rapport accablant rédigé par l'inégalable Amnesty International fournit les preuves indiscutables du massacre de plusieurs centaines de bébés prématurés jetés de leurs couveuses dès l'entrée de l'armée irakienne au Koweït. Nous savons aujourd'hui que cette affaire était montée de toutes pièces par des agences de propagande américaines. L'arnaque a été déterminante pour l'entrée en guerre du peuple américain en 1990.
Concernant la seconde guerre du Golfe, le même journal va reprendre la propagande américaine en publiant dans un article du 7 février 2003 de prétendues écoutes téléphoniques entre de hauts gradés de l'armée irakienne, fournies par la CIA, qui démontreraient que ceux-ci cachent délibérément du matériel nucléaire. Le Monde a l'outrecuidance de relayer le même jour la fake news des liens étroits entre Saddam Hussein et Al Qaïda.
À propos du bunker « ultra-sophistiqué » de Ben Laden creusé à Tora Bora, nous aurons droit à un psittacisme du quotidien (fondé par le collabo Beuve-Méry) qui reprendra, lors de la bataille du 12 au 17 décembre 2001, toutes les ficelles de la propagande américaine. Le 11 décembre 2001, le journal publia ainsi le schéma bidon, recopié et traduit du Times, indiquant l'extrême sophistication des grottes de Tora Bora qui ne se révéleront, en fin de compte, composées que de quelques minuscules cavernes naturelles où il était difficile de tenir debout.
Dois-je parler des pseudo armes de destruction massives de Saddam ?
J'arrête ou je continue ?
Hygiène mentale : par principe, par méthode, par expérience, ne jamais croire aux arguments d'un pays qui veut en agresser un autre. Ce n'est pas moi, c'est la sagesse des âges qui parle.

Paul-Éric Blanrue

Hygioène

mardi 20 mars 2018

Il y a 4 ans les premiers à publier l'interview de Senoussi contre Sarkozy : Top Doc (Teil et Blanrue) et l'Agence info libre. Ça c'est de l'exclu, coco !

Tapez "Senoussi Sarkozy" sur Youtube, 
notre vidéo arrive en deuxième position
et la date de mise en ligne fait foi.

Médiapart avait refusé de reprendre cet extrait 
et avait même censuré la page "Médiapart" que Top Doc avait ouverte sur ce sujet.

Voyez la seconde vidéo (datant de 2014) : vous aurez la preuve irréfutable de ce que nous avançons.

DANS LES CHOUX, MÉDIAPART !



mardi 13 mars 2018

Mort d'Hitler : Blanrue avait encore raison !

Des spécialistes viennent de présenter les conclusions de leurs savantes recherches sur la mort d'Hitler dans son bunker. Blanrue était arrivé depuis bien longtemps aux mêmes conclusions. Cela n'étonnera personne. Question de méthode  : zététique first !


- LES DÉCOUVERTES ACTUELLES :

"Philippe Charlier (...) ne peut affirmer que le crâne est celui d'Adolf Hitler. En 2009, une étude américaine assurait d'ailleurs que c'était celui d'une femme.
"En revanche, pour les dents, je sais. Elles sont bien celles d'Hitler!", assure-t-il dans le livre, grâce à "une certitude anatomique entre les radios, les descriptifs des autopsies, les descriptifs des témoins, - principalement ceux qui ont fait et réalisé ces prothèses dentaires, et la réalité qu'on a eue dans les mains".


- LA CONCLUSION DU CHAPITRE QUE BLANRUE A CONSACRÉ À CETTE AFFAIRE DANS SON LIVRE NOIR DES MANIPULATIONS HISTORIQUES (FIAT LUX, 2017, 430 PAGES) : 

"Certains historiens ont douté de l’authenticité de certaines de ces reliques. À raison pour le crâne : en 2009, une étude américaine a réalisé une analyse ADN du fragment du crâne présumé du Führer. Il s’agit en fait de celui d’une femme non identifiée  ! Les bombes soviétiques déversées sur le bunker ont-elles mélangé diverses cadavres ? C’est possible. La denture de Hitler a toutefois été formellement identifiée par le légiste allemand Mark Benecke, dans le cadre d’un documentaire de la chaîne National Geographic diffusé en 2003. Il faudra attendre d’autres études pour en savoir plus.
Quoi qu’il en soit, les témoignages les plus sérieux convergent : Hitler est mort dans son bunker le 30 avril 1945, dix jours après son cinquante-sixième anniversaire, et n’est pas parti en cavale en Amérique du Sud !"
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mercredi 8 novembre 2017

Le philosophe Pierre Dortiguier commente "Le Livre Noir des manipulations historiques" de Blanrue.


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L’homme d’esprit qu’est le prolixe auteur messin,  aussi  aristocrate que proprement dilettante, et me rappelle mes camarades pointilleux de l’École parisienne des Chartes, Paul-Éric Blanrue, commence l’éducation de sa descendance par un évanouissement des fantômes dont on peuplait notre histoire nationale, et  en enquêteur – que l’on dit en grec historien – nous a réveillé le souvenir de ce bon mot de Kant à l’adresse de nos compatriotes, d’aimer les anecdotes et d’en semer leur Histoire, qui n’ont que le malheur d’être souvent  fausses. Le philosophe prussien, qui enseignait plusieurs disciplines, dont l’anthropologie et la géographie se montrait sévère envers le peuple français qu’il jugeait indigne d’être gouverné après avoir voté la mort du Roi, en désacralisant ainsi l’exécutif. Pareil sentiment devait animer le comte de Chambord en refusant d’être le roi de la révolution, c’est-à-dire d’accepter de perdre la tête pour maintenir un fantôme d’État.
C‘est le sujet d’un propos, comme le livre en renferme, et est une réponse définitive à une question de légitimité que nos générations de la France qui s’efface ont posée. Il est bon d’affirmer et de vouloir conclure, chose rare en notre temps où rien ne se décide, car l’on est plus vite d’accord avec ce que l’on va dire, qu’avec sa propre conscience, laquelle trie entre ce qui vaut la peine d’être examiné ou rejeté comme oiseux. À cet égard, toutes les questions, sauf la seule peu claire, mais qui est un redressement du jugement du public, portant sur la  judéophilie nietzschéenne, trouvent le sol où elles se déposent, rendues ainsi inertes en ayant longtemps flotté dans leur chute, coupées de l’arbre de la vie.
Je ne les développerai point toutes, mais dirai ma plus grande satisfaction avant de donner mon opinion sur d’autres. Le style le plus agréable sur un sujet qui fut débattu longtemps dans mon enfance, et dont l’illustre Giono a parlé en homme du pays, sera goûté de tous les lecteurs bienveillants, à savoir la culpabilité du vieux Dominici, le patriarche, comme on le  nommait, dont les épaules auraient porté un crime commis par d’autres et que les débats embrouillèrent. A-t-il été sacrifié à une raison d’État, comme quand  il obéissait aux consignes du Parti communiste, et les Dummond britanniques massacrés ou liquidés, sans pitié pour leur fille de 10 ans, auraient-ils été exécutés par un service spécialisé, à leur retour d’Indochine, comme il a été dit ? La question ne se referme pas, mais s’ouvre. Attendons l’après guerre pour le savoir.  « Quand nos aînés n’y seront plus », selon le chant belliqueux et sauvage de ceux que l’Europe nommait « les nouveaux Français » !
Les questions sont celles d’un garçon de nos anciennes générations, que l’on se posait sur la fausse bataille de Valmy, la chiasse prussienne etc. et ce manifeste de Brunswick que l’on crut longtemps soudoyés par nos révolutionnaires et, le confondant avec un homonyme, comme le dit avec justesse le cardinal Pacca dans ses Mémoires, n’avait rien d’un illuminé ou sectaire.
(....)
La suite ICI !

lundi 16 octobre 2017

De l'île San Michele de Venise à la place Saint-Michel de Paris, on s'initie à "Nietzsche et Venise" !

 

Merci à Louis-Égoïne de Large pour ce cadeau et cette belle idée !

Nietzsche et Venise - Guide initiatique
(124 pages, 20 photos inédites, 10 euros)
À commander ICI !

mercredi 30 août 2017

"Nietzsche et Venise - Guide initiatique" de Paul-Éric Blanrue, parution le 28 septembre, en prévente dès aujourd'hui !

VISITEZ VENISE AVEC NIETZSCHE !




« Venise, le seul endroit sur terre que j’aime... », écrivait le père de Zarathoustra.
Dans sa Correspondance et l’ensemble de son oeuvre, Frédéric Nietzsche (1844-1900) revient avec enthousiasme sur la Sérénissime, la cité « aux cent profondes solitudes ».
Dans ce guide initiatique, le lecteur le suit pas à pas au cours des cinq séjours qu’il fit à Venise entre 1880 et 1887. Véritable géographie nietzchéenne, cet ouvrage unique nous ouvre les portes des différentes résidences vénitiennes du philosophe. S’y dévoile aussi son paysage intérieur : les livres qu’il y dicte, ceux qu’il lit, la musique qu’il joue, celle qu’il écoute, ses sentiments et ses sensations, la diététique qu’il suit. On n’ignore rien de son emploi du temps ni de la nature des liens qui l’unissent à son hôte mystérieux. Le lecteur aura l’occasion d’y suivre les conseils de Nietzsche lui-même, de manière à découvrir Venise à sa façon !
Ce guide, garni de citations, de références, de photographies originales prises par l’auteur, ainsi que de QR Codes, est l’outil indispensable du voyageur cultivé, désirant se tenir à l’écart de la masse des touristes afin de retrouver l’âme authentique d’une cité enchanteresse tout en partageant l’intimité de l’un de ses plus prestigieux visiteurs.
Un inégalable voyage dans le temps et l’espace !

EN PRÉVENTE À CETTE ADRESSE : LIEN

Profitez-en pour relire l'interview que Blanrue a accordée à la Nietzsche Académie en 2013 : LIEN

mardi 1 août 2017

Blanrue écrit à BHL qui l'a honteusement accusé d'antisémitisme dans "Le Point".

Blanrue, Elsa Zylberstein et Yannou le 4 octobre 2009

Salut Bernard !

Tandis que je passe des vacances bien méritées sur les bords de la lagune, on m'informe que vous me qualifiez d'antisémite dans votre bloc-notes du Point.

Dans Le Point, Bernard ! Quelle idée ! 

Ce magazine a hébergé l'un de mes articles en 2012, consacré aux prophéties de saint Malachie. Rendez-vous compte : c'était il y a cinq ans à peine ! C'est-à-dire bien après la parution de l'article qu'Alain Gresch a consacré à mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009) sur le blog du Monde diplomatique, lequel article vous donne des boutons. 

Pensez-vous qu'au sein de la rédaction de cet excellent hebdomadaire qu'est Le Point se cachent des extrémistes désireux de promouvoir un ennemi juré des juifs qui aurait pour nom Blanrue ? C'est improbable, n'est-ce pas ? Je vous le dis comme je le pense, Bernard : stop au complotisme ! 

J'espère que vous ne lancez pas une telle accusation à mon endroit parce que je suis français, Bernard. J'ai appris que, depuis l'un de vos livres intitulé L'Idéologie française, vous aviez un problème avec mon pays que vous suspectez d'être d'essence fasciste et qu'il vous est même arrivé de vous réjouir en public qu'on "rabatte le caquet du coq gaulois". 

Il serait donc important que vous me disiez, en toute franchise, si mes origines vous déplaisent, auquel cas je me verrais dans l'obligation de saisir une ligue de vertu afin qu'elle vous remette dans le droit chemin de l'amour universel.

Je sais que la vérité vous importe modérément, du moins tant qu'elle n'émane pas d'un ouvrage de Jean-Baptiste Botul, mais je tiens tout de même à vous faire remarquer, Bernard, que je ne suis pas antisémite pour un sou. Pour un sou, c'est le cas de le dire, car mon casier judiciaire est, sur ce point comme sur tous les autres, aussi vierge que sainte Marie, la mère du Christ, que votre sublime soeur Véronique tient, je crois, en très haute estime. 

Un ami commun, écrivant chez vous, à votre botte, pourrait vous montrer les nombreuses pages de ses livres qui ont en réalité été rédigées par mes soins, y compris celles d'un ouvrage ayant reçu récemment un prix prestigieux pour lequel vous l'avez félicité. Comment cela se pourrait-il si j'étais antisémite ? Réfléchissez deux minutes, Bernard ! Cela ne se peut !

Je pense aussi à notre copine d'origine brésilienne, Maria de Franca, rédactrice en chef de La Règle du Jeu depuis 2008 (blog où vous publiez également votre bloc-notes du Point), qui pourrait à son tour vous raconter par le menu, et en se tapant sur les cuisses, quel bon réveillon nous avons passé ensemble chez son vieux papa sympa, juste avant qu'elle n'entre dans votre boîte, et quel fut mon rôle dans son processus de naturalisation française à l'époque où elle faisait la navette entre São Paulo et la Porte de Clignancourt. 

Quelle rigolote, cette Maria ! Et quel être serviable, dévoué ! Vous l'appréciez beaucoup, paraît-il. Oh, je le comprends. 

J'allais oublier de vous dire que j'ai participé à l'écriture d'une chanson de votre dame, je parle d'Arielle Dombasle. Mais il est vrai qu'elle l'ignore car je n'étais que le ghostwriter de l'auteur des paroles, qui, épuisé d'avoir à pondre de mauvaises rimes pour une crécelle décrépite, fit appel à mes modestes services par une nuit de profond désespoir. Nous nous sommes bien amusés ! Le résultat dépassa toutes nos espérances ! Je ne me repasse jamais cette chanson sans sourire, car j'ai bien conscience que cette chère Arielle, plus évaporée que nature, ne sait pas du tout ce qu'elle miaule. 

En revanche, si vous voulez tout savoir, il est exact que je vous tiens pour un membre influent des réseaux israéliens en France et qu'à mes yeux vous êtes coresponsable de la politique belliqueuse qu'a menée mon pays en Libye et qu'il poursuit au Proche-Orient, ce qui nous vaut de vivre, jour et nuit, depuis des années, sous la menace terroriste islamiste.

Aussi, Bernard, j'espère qu'un jour vous serez jugé pour vos méfaits et condamné à la lourde peine que vous méritez. 

Recevez les sentiments que vos écrits et votre attitude suscitent en moi.

Paul-Éric Blanrue



Interview de Blanrue pour "Le livre noir des manipulations historiques".


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samedi 29 juillet 2017

Colomb et les Vikings en Amérique : Onfray devrait lire Blanrue !

La presse accuse le philosophe Michel Onfray de s'être trompé en disant que l'Amérique n'a pas été découverte par le navigateur génois en 1492. Voici le texte de 20 minutes
"Personne n’est à l’abri du canular. Pas même le philosophe Michel Onfray, qui dans son dernier livre, reprend à son compte une fausse information diffusée sur un site parodique américain, relève le site les Décodeurs du MondeSelon l’intellectuel français, l’Amérique n’aurait pas été découverte par Christophe Collomb (sic). La découverte d’un navire de guerre viking à Memphis (Tennessee) datant du XIe siècle en serait la preuve, affirme le philosophe français dans son livre Décadence (Flammarion). Seulement voilà, cette information émane d’un canular écrit de toutes pièces par le site parodique américain World News Daily Report. « Un knarr, un navire de guerre de 16 mètres de long, a été découvert à Memphis près du confluent des rivières Wolf et du Mississippi. La datation au carbone 14 donne une fourchette entre 950 et 1050. L’Amérique a été découverte par les Vikings fin du Xe, début du XIe siècle, autrement dit : cinq siècles avant Christophe Colomb », écrit-il. Le philosophe n’aurait pas été le seul à se faire piéger. D’autres sites d’informations ont repris ce canular tel quel, explique les Décodeurs."
En réalité, si Onfray s'est en effet trompé dans l'exemple qu'il donne, il a raison sur l'information principale : l'Amérique n'a pas été découverte par Colomb (d'ailleurs mort sans avoir su qu'il avait posé les pieds dans le Nouveau Monde) mais par les Vikings ! 
On en trouve toutes les preuves, 
avec les VRAIES ET LES BONNES RÉFÉRENCES, 
dans le nouveau livre de Blanrue, à commander ICI !

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vendredi 21 juillet 2017

Tragédie : BHL n'aime pas l'originalité de Bricmont et Blanrue !


Paru dans Le Point 
Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, 20 juillet  2017  

Misère et déshonneur du Monde diplomatique

(…) Le Monde diplo, rhabillé sur Internet de garamond et de noir et rouge, fait part de la grande, de l'ébouriffante nouvelle : un plein dossier, vingt ans d'archives, et " en accès libre " s'il vous plaît ! sur l'auteur de ces lignes, qualifié de don Corleone, d'oligarque, de mystificateur, de diable incarné et, last but not least, de représentant "significatif" du "système". 
(…) puisque l'occasion m'en est donnée, je ne résisterai pas au plaisir de dire ce que je pense de ce mensuel auquel j'ai donné, en 1975, du temps de la révolution portugaise, l'un de mes tout premiers textes mais qui n'a plus, aujourd'hui,  du Monde que l'actionnariat, de diplomatique que le titre et de respectable que le souvenir de ses lointains fondateurs. 
(…) Il faut savoir que c'est l'endroit où les thèses conspirationnistes en général trouvent l'écho le plus complaisant : conspirationnisme dur de la professeure Annie Lacroix-Riz réhabilitant, dans une conférence aux Amis du Monde diplomatique de Montpellier, le mythe fascisant de la synarchie... conspirationnisme à peine plus soft du négationniste Jean Bricmont longtemps préposé, dans le journal, au traitement de l'actualité éditoriale antiaméricaine et antisioniste... (…) Il faut lire pour y croire le compte rendu flatteur (août 2009) du livre Sarkozy, Israël et les juifs, où l'antisémite Paul-Éric Blanrue se demande si la France est devenue " un pays sioniste " – ou la première recension (novembre 2004) de l'ignominie d'Alain Ménargues intitulée "Le mur de Sharon" et expliquant la barrière de sécurité d'Israël par un atavique "séparatisme juif" inspiré du "Lévitique". 
(…)
Il y a des lieux comme ça.
Des attracteurs du pire.
Des aimants noirs, magnétisant ce qu'une époque produit de plus calamiteux.
(Etc.)

MANQUE DE BOL POUR CE RIGOLO : QUEL HISTORIEN A ÉTÉ ÉDITÉ PAR "LE POINT" EN 2012

BLANRUE !